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M.G. Vassanji's The In-Between World of Vikram Lall

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inbetween.gifThis novel is loosely based on the corruption scandals of Kenyan post-independence governments, particularly Jomo Kenyatta and Daniel Arap Moi.  The central character seems to be based on Kamlesh Pattni and the Goldenberg scandal that he was involved in, where  corrupt government officials (including the president, it seems clear) siphoned off Central Bank funds in an ostensible export-promotion scheme, knowing that the exports were fraudulent.  (The government gave a 20% bonus for exporting gold-- which Kenya did not mine!-- so the exporter would claim to have exported $100m, and would then receive $20m from the Central Bank.)

The novel is more about the personal life of Vikram Lall, from childhood during the Mau Mau uprising in 1950s, to rise to become the "most corrupt man in Kenya", to exile in Canada, and then brief return (and possible death, ambiguous).  The plot focuses on relationships, between Vikram and his sister Deepa, their common childhood friend (and Deepa's lover, Njoroge), Vikram's parents, his in-laws. Vikram's children are completely absent, though (almost as if the author got tired of having to develop characters)!

While I read the whole book, I have to confess I was pretty indifferent.  It is well-written, but it never builds to a gripping emotional climax.  Deepa makes a shocking confession at the end, but the reader's reaction is ho-hum.  I am not sure why I was so little invested in the characters.  Vassanji's has Vikram be the first person narrator, and adopt a clinical, detached tone.  So part of the novel's conceit is that detachment.  And Vassanji repeatedly draws the reader back to the childhood trauma of a Mau Mau atrocity.  But that feels cheap: only a handful of Europeans were killed during Mau Mau, and to build the book on the effects of this one single, very dramatic event... well so many other characters seemed to pop up with more interesting stories.  I guess that is the hard part of novel-writing: the reader wants a story, the novelist wants a challenge.  This novel really is the challenge of making the reader interested in the life of a rather boring person.

There's a lot about Kenya in the novel, so definitely for the Africanist it is worth the read (especially since I had earlier read Wangari Maathai's Unbowed, about the same epoch in Kenya, and Maathai's silences are very interesting.)

Overall, if you want a quiet, slow novel, or are interested in the construction of Indian/African identity in Kenya/Tanzania, this novel is probably great.  A positive review by Helon Habila is here.

Article sur BD dans Takam Tikou

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L'article de Audrey Bessière est tres interressant, et la foto est de la bibliotheque de Pobe-Mengao, au Burkina, appuyer par FAVL!

Quels sont les titres préférés ?

S'il existe des bandes dessinées informatives sur l'histoire ou les réalités d'un pays (La Grande épopée du Tchad, par exemple) ou à thèmes éducatifs (sur les maladies comme le sida ...), les titres préférés des usagers restent les classiques tels que Tintin, Astérix, ou Lucky Luke... D'autres titres sont cités comme Yakari, Tony et Alberto, Tom-Tom et Nana, Cédric... Une seule bibliothèque - mais c'est peut-être la seule qui en possède ? - cite des comics américains : Les Quatre fantastiques, Spiderman, Batman, Superman... Et parmi toutes ces séries, on trouve un titre incontournable : Aya de Yopougon ! En Côte-d'Ivoire mais aussi au Cameroun ou dans un village au Burkina Faso, Aya est là. « Jamais un seul des cinq tomes d'Aya que nous avons ne reste à la bibliothèque plus d'une journée : dès qu'ils sont ramenés, ils sont immédiatement empruntés ». Et « s'il n'y a que deux titres en librairie, à côté de Tintin, nous trouvons Aya », affirme un bibliothécaire tchadien. Cela dit, les lecteurs lisent, bien sûr, « ce qui est disponible à la bibliothèque [...] mais ils souhaitent de nouvelles séries et d'autres titres des séries citées » (Sokodé, Togo).


Pourquoi lire des bandes dessinées ?
Facilité et célérité
La notion de « facile à lire » revient très fréquemment et fait donc de ces livres des documents très prisés et lus par les usagers. Selon les bibliothécaires, les illustrations aident particulièrement à la compréhension du texte, à la lecture. Cette idée est récurrente au cours des entretiens. « Les images parlent », « ce sont des guides », « les planches avec des images et bulles attrayantes facilitent l'imagination dans la représentativité du lecteur par rapport à son vécu et rendent l'histoire plus facile à gérer au niveau affectif ». L'un d'entre eux emploie une expression très révélatrice : « La BD, c'est comme un feuilleton lu ». Un autre bibliothécaire, au Togo, affirme ; « La BD, c'est comme un dessin animé [...]. On ne se fatigue pas. » L'alliance texte/ image est donc très porteuse, incitative à la lecture, et ce, d'autant plus dans des pays où lire n'est pas forcément une évidence.

Un autre avantage trouvé aux bandes dessinées, c'est qu'elles se lisent rapidement - idée fortement reprise. Un bibliothécaire parle de lecture « en temps record ». Les revues favorisent d'autant plus une lecture facile et instantanée qu'elles publient des BD par épisodes.


Des lectures touchantes
Le bibliothécaire de Kinshasa, RDC, donne une deuxième raison à l'intérêt pour les bandes dessinées : « elles abordent des thèmes souvent tirés des réalités de la vie courante ». Et encore une troisième raison : « Un bouquiniste (vendeur de journaux) a été surpris avec trois bandes dessinées estampillées 'Bibliothèque Wallonie-Bruxelles'. Contraint de les rendre, il a affiché son mécontentement en ces termes : 'Ces BD me rappellent mon enfance et me permettent d'oublier mes souffrances'. Nous lui avons alors proposé de s'abonner à la bibliothèque pour avoir l'occasion d'en lire beaucoup d'autres ».

La majorité des lecteurs plongent facilement au cœur de l'histoire, certains ne pouvant cacher leurs émotions. Des bibliothécaires témoignent de réactions vives, de rires spontanés. Mentionnons cette expression d'un collègue : « À la lecture de BD, il y a de la réaction ! »

Pour la plupart, ces lectures sont source de plaisir, de divertissement, de distraction. Comment donc s'en priver ?


Le goût de lire
Enfin, les bibliothécaires d'Abidjan estiment que « les BD donnent un avant-goût de la lecture aux enfants, les incitent à s'intéresser à des ouvrages autres que les BD » ; « Ils aident les jeunes à découvrir la joie de lire » (Koro-Kaga), et « les BD favorisent le goût de la lecture » (Kinshasa, Abidjan). La bande dessinée, « c'est de l'art qui se déploie dans sa simplicité pour véhiculer des messages et permettre, même à ceux qui ont une instruction moyenne, de pouvoir poursuivre leur formation, en comprenant avec les images ce qu'ils lisent » (Khorogo, Côte-d'Ivoire).


Les pratiques des bibliothécaires
Développer le fonds
L'acquisition des livres par l'achat n'est pas généralisée. Cela dépend des moyens de l'établissement. Ainsi, nous notons, par exemple, une différence entre les bibliothèques municipales de l'océan Indien où les bandes dessinées sont achetées en plus ou moins grand nombre suivant une politique d'acquisition, et les bibliothèques en Afrique, qui constituent leur fonds dans la plupart des cas à partir de dons.

En ce qui concerne les politiques d'achat, les bibliothécaires disent baser leurs choix sur les suggestions des lecteurs, les critiques dans les revues ou sites (un bibliothécaire réunionnais mentionne le site bédéo), en fonction du renouvellement des bandes dessinées abîmées et la disponibilité des titres en librairie. À la bibliothèque municipale de Port-Louis, par exemple, les bibliothécaires disent renouveler autant que possible « les séries très populaires et les BD abîmées » et « quelquefois », ils choisissent sur place, en librairie, « de nouveaux titres de séries qui sont peu familières », même si le fonds de ces dernières reste souvent limité comme nous l'avons vu. « À la date du 8 février 2011, la seule librairie moderne de N'djamena n'a que Tintin et Aya de Yopougon en vente », affirme encore le collègue tchadien.

Tous les bibliothécaires, sauf un, disent lire des bandes dessinées, eux aussi, et leurs réponses le montrent également de manière indirecte... L'un transmet son analyse détaillée d'Aya, par exemple, l'autre une anecdote : « On l'appelait 'Savant' dans sa famille, alors qu'il ne savait ni bien calculer ni bien lire, car il avait été radié des classes du primaire à cause de son mauvais comportement. Son secret : ses copains lui racontaient des histoires qu'ils lisaient dans les livres... Un matin, passant devant une boutique, une vieille, le croyant instruit, l'appela pour lui demander de lui lire une lettre. Son incapacité à lire ayant été remarquée, Savant reprit la route de l'école avec un courage de fer. Au moment où je vous raconte ce récit, Savant est en fin de cycle dans une école professionnelle. Cela me rappelle l'histoire de la BD Les Yeux de Leïla de Tito, que je vous recommande » (Bamako).


Presque tous expriment le souhait d'avoir davantage de bandes dessinées ; plusieurs spécifient « des BD africaines ». 





Malika Secouss, by Tehem... me too!

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After Emilie's recommendation, I decided to read some Malika Secouss.  Funny!  And it makes me wish I were Parisian, probably I would laugh even more.  I have to say it is interesting to read a BD where a librarian, and teen's attitudes towards reading and the library, are a running theme.  I love the running gag about "la mairie" trying to improve everyone's life, and the young, earnest man sure that "projects to improve life for the youth" are great things... I wonder if in the villages in Burkina there is a segment of the young population that thinks the libraries are deeply uncool!  Will have to set up kung fu video evenings for them, natch!

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Em's Book Review: "Aman: The Story of a Somali Girl"

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"Aman: The Story of a Somali Girl" is the autobiography (as told to Virginia Lee Barnes and Janice Boddy) of a young girl's coming of age in East Africa's Somalia during the late 1950s and 60s.

There is no doubt that Aman led a difficult life. She lived through genital mutilation, rape, two divorces, two childbirths, the death of a child, a ruined reputation...all by the age of 17! A rebellious girl, Aman falls in love with a young Italian boy near her native village. Dating a non-Muslim, especially a white man, is considered "dirty" and Aman is quickly viewed as a prostitute. She leaves for the city where she dates numerous men (white and black), parties, goes to clubs and stays out late. She is a beautiful girl and uses her beauty and sexuality to get money from men.
If Aman were an American girl, her rebellious lifestyle might not seem that bad. But I have to admit, I caught myself criticizing Aman and questioning her choices. Going out to clubs late at night while pregnant? Going off with strange men in the middle of the night? And it's not the amount of men that she sleeps with but her total lack of care about it. One thing I found sad is that she tries to portray herself as a strong-willed woman yet it's obvious from her story that she is totally dependent on men to get money. She denies being a "bad" girl or a prostitute...but that's exactly what she is. Though, I guess she could be considered more of a high class call girl.
 No matter what you think of Aman, there's no denying that she's incredibly brave.  Not too many American women would be willing to be so open about their rebelliousness, let alone a young girl living in a country with such strict religion and culture. Few women could go through what she went through and still come out as brave and determined as she. Whether or not you agree with the choices of Aman, her story is both poignant and important. It's also quite interesting to read about the history and culture of Somalia during this time period.


Graceland by Chris Abani...

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Can Africa really be this bad?  That's the reaction of myself and fellow FAVL board members... we read Graceland, by Chris Abani, and discussed the hour before our monthly board meeting.  We agreed the novel is really interesting, but flawed in many ways. 

The subject matter, a grim coming of age story, is truly horrifying.  At some points the book reads like a litany of human depravity (organ harvesting, rape, torture, killing of a son).  Tt reminded me of Arlo Guthrie's famous Thanksgiving Day song Alice's Restaurant, where he ends up in jail with... well, if you're 1960s literate, you know who I am talking about.  But in contrast with Guthrie's sly humor, Abani is dead serious- very little humor actually in the book.  It's a frightening portrayal, all the more so for by and large being reasonably accurate.  Of course, Nigeria, the setting, is a huge country of a couple hundred million people, and only a tiny fraction experienced the sequence of horrors that constitute the main elements of the plot.  But many did experience similar stuff.  I see similar lives unfold, occasionally but regularly, in Burkina Faso.   

Beyond this stark realism, we weren't too sure about the literary value.  There is an abrupt shift to a mix of narrators late in the book, very jarring and seems to serve no purpose.  Likewise with a sudden magical realism, at the very end, that makes no sense.  The beginning of many chapters starts with recipes by Beatrice, the deceased mother of the main character, Elvis.  but the recipes didn't seem to mesh with the story, and if they were intended as a puzzle/clue device, well these three FAVL readers (pretty literate, all of us) didn't see it or feel the desire to untangle the meaning. 

Abani may have set out to write a "trashy" novel (at one point he alludes to the trashy fiction Elvie read and still enjoys as a child).  In that case, the novel might be read on a different level, as a kind of Toni Morrison-style blockbuster saga where readers will find themselves and their history.  Part of me says that the market test then is the only relevant one... but I can;t believe the novel sells well in Nigeria, though I could be wrong.

Abani seems like a amazing individual, so while I am somewhat negative on the book (it just has too many flaws to be highly recommended) I did read it through over about four days, and it kept my interest.  I am looking forward to reading more stuff, hopefully more coherent, by Abani.

"Bouba et Zaza" au salon du livre de Paris

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Salon du livres Paris 2011.JPG
Elisee ecrit:

Le salon du livre de Paris s'est refermé ce soir. J'ai eu l'occasion d'y faire un tour cet après midi du lundi.  Près d'une centaine de stands présentant un choix immense de livres francophones. J'ai plus particulièrement aimé le stand du Congo et de la Guinée qui proposaient de la littérature d'auteurs africains, et où je me suis volontairement attardé.  Et, entre autre rencontres, j'ai eu celle de Bouba et Zaza, deux personnages africains ! Bouba et Zaza est une collection de livres illustrés, écrits en français et en anglais, pour enfants africains et qui traitent des questions dont l'explication aux enfants n'est pas toujours évidente. La gestion de l'eau, l'acceptation de la différence, le VIH/Sida sont entre autres thèmes abordés, simplement  et de façon appropriée à la compréhension du jeune lectorat.
Bouba et Zaza.JPGC'est une heureuse initiative qui fait sa première présentation au Salon de Paris. Mademoiselle N'Guessan une responsable du stand m'a présenté le catalogue des 16 minis livres de la collection et m'a offert un exemplaire qui, j'en suis sûr, sera très apprécié dans la bibliothèque FAVL qui en serait l'heureuse bénéficiaire. Et bonne nouvelle ! Nous recevrons gratuitement, toute la collection de Bouba et Zaza dans les semaines à venir,  au profit des Bibliothèques de Villages au Burkina Faso.


Pour une première participation au salon du livre de Paris, je pense que c'est une manifestation qui va au delà de ce que peut imaginer un burkinabè qui ne connait de salon de livre que celui de Ouagadougou (FILO)! Pour les amoureux du livre et de la littérature francophone en général, c'est le rendez-vous par excellence à ne pas manquer !


Le lieutenant de Kouta by Massa Makan Diabaté

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9782218068607FS.gifFAVL blog reader Shane Auerbach had recommended this several years ago, and I finally got a chance to read it.  I enjoyed it quite a lot, but I think it really is for the West Africa specialists.  There is too little development of the lieutenant's character; he veers between a complex, intelligent person and a simpleton, and the author doesn't give us enough to go on.  It may be that plenty of people in real life have these tendencies, but I always think that in a novel the "job" of the author is to help the reader understand and get into the heads of such persons.  Here that does not happen; instead Diabaté devotes many wonderful pages to reproducing typical village dialogue.  That was excellently done, and the novel would have been perfect if the lieutenant had been filled out more.

Wikipedia has a nice review and background of the novel.  
From Accra books and things:

Yes, as the headline says, the Africa Region finalists for the 2011 Commonwealth Writers' Prize were announced recently, and here in Accra, too!  Not too surprisingly, I guess, as the Chair of the Africa Regional jury this year was Ajoa Yeboah-Afari, writer, journalist and most recently editor of The Ghanaian Times newspaper.

The Africa Region winners are:

  • Best Book: The Memory of Love by Aminatta Forna (Sierra Leone)
  • Best First Book: Happiness is a four-letter word by Cynthia Jele (South Africa)

There was pretty good coverage online here in Ghana, with stories on the Ghana Government website and also on Ghanaweb .  OK, some of the headlines were a little unrealistic, or should I say overoptimistic, but still it is something.

My colleague bloggers and book lovers, ImageNations and Geosi Reads were quick to blog about the lists.  More power to them.  The more people who know about these achievements, the better.

And of course the more likely the books will become available to we omnivorous readers of contemporary African literature.  I am not surprised at the choice of the Aminatta Forna book; it has had pretty good reviews.  I guess I will just have to wait until the Jele book hits the international distribution circuit!

Tail of the Blue Bird - Nii Ayikwei Parkes

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51PVL3dBvpL._SL500_AA300_.jpgRead this over the course of last week... a wonderful, lyric detective story.  The scenes in the village (in Ghana) are excellent.  The moody atmospherics of the London-returned "book man" who adapts back to local ways were done well.  While the murder mystery itself was not very gripping, that was definitely not the point.  I recommend the book highly. probably the best I've read over the past year.  Better than Wife of the Gods, which was less lyrical.  This had more of Mabanckou in it.  African fiction is really taking off. I'm totally looking forward to the first good sci-fi novel by an African author.

A good book review is here.  I read the book based on recommendation of accrabooksandthings.  Thanks!

Book is UK edition, apparently a US edition is supposed to come out soon.

Sumbrungu: Survival at all costs

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FAVL Blog

Books, reading, and libraries relevant to Africa by Michael Kevane, co-Director of FAVL and economist at Santa Clara University.

Other contributors include Kate Parry, FAVL-East Africa director, FAVL Burkina Faso representative Koura Donkoui, FAVL Burkina Faso program manager Krystle Nanema, and FAVL friends Emilie Crofton and Elisee Sare.

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