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Wilfried N'Sondé lit "Septembre d'Or"

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Addi Bâ s'était assis devant sa porte et avait attendu que je sorte pour aller prendre le train. Je lui fis au revoir de la main et pris à gauche la route menant à la gare de Merrey.

- Pas par là, Germaine, de l'autre côté !

- Mais...

- Faites ce que je vous dis, Germaine ! 

Il s'était exprimé d'une voix effrayante. Quelque chose m'indiquait que je devais lui obéir sans chercher à y voir clair. 

Je sortis du village et longeai la forêt, en fredonnant une chanson. Et qu'est-ce qui se passa ? Un monstre bondit des fourrés, manquant de peu me renverser. Épouvantée, je fermai les yeux, croyant déjà ma dernière heure arrivée, mais quand je les rouvris un petit garçon chétif et mal peigné était planté devant moi.

- Que fais-tu ici, toi ? dis-je d'une voix tremblotante qui le fit rire.

- Je suis votre frère.

- Je n'ai jamais eu de frère.

- Tenez, voici mes papiers ! 

Il s'appelait bien Tergoresse, Antoine Tergoresse, né le 5 mai 1932 à Romaincourt, de Léon et de Madeleine Tergoresse. C'était mon frère.

Je lui tournai le dos et partis en accélérant le pas, pour lui faire comprendre que je ne voulais pas de lui. Mais il était têtu et il courait aussi vite que moi. Lorsque nous arrivâmes en vue de la gare de Merrey où patrouillaient les Allemands, je me retournai et le regardai dans les yeux :

- Tu es juif, toi, n'est-ce pas ?

- Non, j'ai jeté mon étoile.

- Fais attention quand même ! 

J'examinai de nouveau ses papiers et fus rassurée : le billet, le laissez-passer, tout était en règle.


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Le "Terroriste noir" de Tierno Monénembo | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique
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Buying Aya Books

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Thanks to some generous donations on GlobalGiving adding up to $200, we were able to purchase 12 Aya books for the libraries. Sadly, DIACFA was out of copies of the first book in the series, but we were able to get 5 copies of number 2 and 7 copies of number 3. That's enough for us to send one copy to each library to get their collections of 5 started. The kids will be excited to see the new arrivals. The graphic novels are a big hit because they are written in west African French and include relatable characters and stories. You can follow our quest to get the series in each library both here and with regular reports on FAVL's GlobalGiving page. Here are some photos of Dounko checking out DIACFA's selection for your enjoyment!


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Le Respect des morts

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le-respect-des-morts.jpgThis is a excellent book review from Dounko:

Amadou Koné écrivain Ivoirien nous raconte dans cette pièce de théâtre, l'histoire d'un village qui devrait bénéficier d'une retenue d'eau afin de permettre à la population d'abreuver les animaux et faire du jardinage. Quand la population fut informée, elle trouva cette initiative très contraire aux coutumes du village. Les gens racontent que le colonisateur veut faire couler l'eau en sens contraire ce qui est du jamais vu depuis l'existence du dit village. De plus cette retenue d'eau va les faire quitter le village pour éviter les inondations. Les corps de leurs ancêtres seront déterrés. La population s'opposa au projet de la retenue d'eau. Pour ce faire, elle eu recourt aux cultes pour empêcher la réalisation. Plusieurs sacrifices furent faits mais le colonisateur tenait à sa promesse. Le dernier sacrifice demandé par les ancêtres est d'un enfant de moins d'une année, comme aumône.
Tous des analphabètes, le seul lettré est le premier fils du chef. Celui-ci était revenu pour passer ses vacances au village et apprit avec la nouvelle. Il essaya de faire comprendre à la population ce que c'est qu'un barrage, en vain. Le chef du village qui devrait donner un enfant pour justifier son autorité et sa dignité n'avait pas un enfant de moins d'une année. Il demanda à son fils dont la femme venait de mettre leur premier fils au monde et avait 7 mois. Son fils concerta sa femme sur la décision de son père pour leur dignité. La femme ne trouva pas d'inconvénients si la mort de son fils pouvait donner la paix et évité de faire la retenue d'eau au village. Le sacrifice du bébé fut fait très tôt le matin mais à la surprise générale de la population les tracteurs et Caterpillar arrivèrent le même jour et démarrerent les travaux. Depuis ce jour la population de ce village a compris que le sacrifice existe mais la réalité est aussi là.
C'est un livre à lire pour comprendre, comment les africains ont aussi contribué à nuire
le développement de l'Afrique ou de certains villages."

Sanou Dounko

Les Jumelles du Kurumari

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Elisee wrote:


Dounko has just read this excellent book, he sent us a little summary and invite us to read this book:


les jumelles de kurumari.jpg"Les jumelles du kurumari est le titre du livre d'Ismaël Soumaïla Traoré que je viens de lire.
Ce roman parle de l'histoire des jumelles de Nèènè habitante de farabougou. La naissance des jumelles fut une grande fête à farabougou. Adam et Awa leur noms respectifs, se ressemblaient comme une goutte d'eau de telle sorte à leur bas âge seule Nèènè la maman pouvaient les distinguer. Pour leur santé et les bénédictions de survivre, une de leur proche faisait le tour du village pour demander les voisins, parents et autres des bénédictions de santé selon les coutumes de farabougou. Mais aujourd'hui les gens abusent de ces coutumes pour maltraiter les jumelles ou jumeaux. A 7ans elles vont à l'école comme les autres enfants du village. En grandissant Adam était plus grosse et coquine qu'Awa. Awa aimait la lecture qui la faisait voyager à travers le monde et apprenait à comprendre toute l'actualité. Quant à Adam elle préférait sortir avec des garçons plus âgés qu'elle ou voulait plutôt se marier. Awa à travers la lecture a appris beaucoup de choses et sensibilisa sa sœur à poursuivre les études avoir l'âge normal avant de penser au mariage. N'écoutant pas les paroles, Awa utilisa les images qu'elle sait procurer à la bibliothèque pour parler et montrer les images des jeunes filles marié tôt soufrant de fistules, du VIH/SIDA etc. Cette manière convaincue Adam à reprendre ses études et à fréquenter la bibliothèque également. Etant de bonnes élèves en classe, tout le village les aimaient vu le respect qu'elles avaient pour leurs camarades ou aux personnes âgés qu'elles rencontraient sur leur chemin. Les plus riches voyant la beauté d'Adam, ont corrompu les parents prédisant la maturité pour le mariage. Les parents voyant l'argent ont accepté en décidant de les faire quitter et se marier les camarades de classe la nouvelle et devinrent tristes à tel point que nombreux d'entre eux préféraient quitter l'école si les jumelles venaient de les quitter pour le mariage. Une assemblée fut convoquée pour convaincre les parents sur l'importance des filles à l'école et pour toute une nation. C'est ainsi que les parents des jumelles les laissèrent pour continuer les études.
C'est un livre à lire absolument ou à partager avec les autres."

Dounko Sanou
Bibliothecaire Animateur

Krystle's Book Review: Graceland by Chris Abani

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I just finished Graceland by Chris Abani, and I must say I was sorely disappointed. The weird thing is that it was actually a pretty good book. It reminded me a lot of The Kite Runner, which I loved. The main character was likable and sympathetic. The book was intense and never boring, with a number of shocking and unexpected scenes. The young Nigerian author definitely shows a lot of promise. I think my hopes may have mounted too high when the teaser on the back cover told me it was "the story of Elvis, a teenage Elvis impersonator hoping to make his way out of the ghetto [of Lagos, Nigeria]." When I saw that, I knew I had to read it, thinking, "how could this not be fantastic?"

Elvis is a teenager whose mother succumbed to cancer when he was young. His father, Sunday, decides to move them from the village to Lagos, in search of better job prospects. Young Elvis is forced to leave behind his beloved grandmother and Aunt Felicia and confidante and cousin, Efua. In Graceland.jpgLagos, life unravels for Elvis and Sunday. Sunday cannot find work, shacks up with a woman with three children and turns to drink to drown his sorrows. Elvis does not go to school and works odd jobs to support his family, singing and dancing on the beach as an Elvis Presley impersonator. He realizes he is not making enough money doing this, and under the influence of his friend, Redemption, he turns to more illicit financial prospects. Unsurprisingly, he lands in a world of trouble and hurt. Finally, *spoiler alert* he obtains a passport and decides to start afresh in America. Throughout the story, Elvis maintains a strong connection to his mother by carrying her journal of recipes and plant descriptions everywhere with him. Abani intersperses the scenes of urban disfunction with snippets from the journal as well as memories of Elvis' mother and village. The whole story is set to the backdrop of political malfunction and slum life in Nigeria.

Like I said it was definitely a good book. Maybe I've just read too many depressing books about the "state of things in Africa," where politics and poverty are the center of everyone's lives. I've lived in an African country for three years now, and I can tell you, those are not the only things people think about and concentrate on. It's not only bad things and poor people one sees here. I know that these books that "expose" dictatorships, nepotism and poverty are extremely important for raising awareness and fixing the problem. But why do ALL the books about African countries have to be about these things? There are so many good things that happen in Burkina every single day. Where are all the books about this side of life in African countries?

*Second spoiler alert*
I also have an issue with the fact that Elvis' salvation is leaving for America. Even Abani admits at the end of the story: "Even though it had become painfully clear to him that there was no way he could survive in Lagos, there was no guarantee that he would survive in America" (pg 318). However, Redemption convinces him to leave by telling him that America is better, and he is not met for the rough and tumble life of Lagos. "It wasn't like he couldn't make it in Lagos. Plenty of people did it every day and they lived full and happy lives. But Redemption had been right: not him" (pg 318). What about the ghettos of New York or L.A.? What happens when he finds it difficult to find a job as an uneducated immigrant in the United States, and it's the rough crowd that's making quick cash? Especially when his fall-back dream is dancing, a very difficult profession to land a lucrative job. Since he has fallen in with this crowd before to take the easy way out, who's to say he won't again?

In any case, the book leaves you feeling depressed about Africa and not-so-hopeful about Elvis's future. A disappointing conclusion to a book that started with so much promise! 

Nnedi Okorafor's youth novel, Akata Witch

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I heartily recommend Nnedi Okorafor's Akata Witch.  Yes it is Harry Potter in Africa, but Harry Potter was The Black Cauldron, and turtles all the way down.  It's a well-written, swift novel for youth, and I hope she finds a big audience among African and African-American youth.  The central message of listening and thinking about how to be better, and wiser, than your parents, and also realizing that your parents maybe are just as human and agonized as you are, is nicely delivered. 

If you have read this, and want to send your used copy to our libraries in Ghana, do pop them into the mail to FAVL.  We'd be grateful, as will the young readers!

A personal list of key Ghanaian authors from Accra books and things

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A very nice list from a must-read blog... see here for the other categories and be sure to check the comments section.

More contemporary (part of Ghanaian diaspora)

  • Benjamin Kwakye: The clothes of nakedness, The sun by night, The other crucifix
  • Nii Ayikwei Parkes: Tail of the blue bird, The makings of you
  • Mohammed Naseehu Ali : Prophet of Zongo Street and other stories
  • Kwei J Quartey: Wife of the gods, Children of the street 
  • Yaba Badoe :  True murder
  • Marilyn Heward Mills: Cloth girl, The association of foreign spouses
  • Nana Ekua Brew-Hammond: Powder necklace
  • Akosua Busia:  Seasons of beento blackbird
  • Lesley Lokko: Sundowners, Bitter chocolate, One secret summer, A private affair, Rich girl, poor girl.  Architect, who also writes chick lit
  • Selasi Taiye : Ghana must go (To be published in 2012) + well acclaimed short stories
  • Esi Edugyan:  Half-blood blues, The second life of Samuel Tyne.  Canadian, born of Ghanaian immigrants
  • Glover, Boakyewaa:  Circles
  • Kuukua Dzigbordi Yomekpe:  Writing memoir; creative non-fiction mostly

More contemporary (living in Ghana)

    • Amma Darko:  The housemaid, Faceless, Beyond the horizon, Not without flowers
    • Camynta Baezie:  The African agenda 
    • G A Agambila:  Journey
    • Ayesha Harruna Attah:  Harmattan rain
    • Meri Nana-Ama Danquah: The black body, Willow weep for me, Shaking the tree, Becoming American.  Writes mostly non-fiction
    • Farida Bedwei: Definition of a miracle
    • Mamle Kabu:   writes short stories
    • Franka Andoh:  writes short stories
    • Alba Konadu Sumprim :  The imported Ghanaian, A place of beautiful nonsense.  Both are satirical
    • Kofi Akpabli: A sense of savannah, Tickling the Ghanaian.  Writes creative non-fiction
    • Nana Awere Damoah:  Tales from different tails, Excursions in my mind, Through the gates of thought

Amma Darko's Beyond the Horizon

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BeyondHorizon.jpgGhanaian author Amma Darko's Beyond the Horizon, published by Heinemann in 1995, is a translation of her earlier German novel.  Reader beware, the books is quite sad... and particularly poignant now that sex trafficking and child labor have become major issues on the world stage.  If you wanted a "primer" on how a young woman comes to be trafficked, here it is.  All the collusion, the self-deception, and the criminality are displayed, unflinchingly.  Quite a brave novel, actually, especially for an African writer.  We don't find too many negative novels like this. Its didactic realism and dark tone do not leave much room for reader enjoyment.

Darko's prose is fine, but not anything you shake your head with wonder at (i.e. compare with Cormac McCarthy, the American peddler of deep dark times....). 

I recommend the novel- it is quite short, and would be especially good for students in college doing an African Studies or contemporary African diasporas class.  I am looking forward to reading some of her newer novels.

FAVL Blog

Books, reading, and libraries relevant to Africa by Michael Kevane, co-Director of FAVL and economist at Santa Clara University.

Other contributors include Kate Parry, FAVL-East Africa director, FAVL Burkina Faso representative Koura Donkoui, FAVL Burkina Faso program manager Krystle Nanema, and FAVL friends Emilie Crofton and Elisee Sare.

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